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Il n’y a pas de consensus pour libéraliser l’économie

Le projet de loi Macron n’est ni une démarche isolée ni une posture contextuelle du gouvernement

samedi 4 avril 2015, par Webmaster .

Il s’inscrit dans la logique des politiques libérales et d’austérité menées depuis plusieurs années par les gouvernements. Les différentes mesures imposées par le PS à la demande du MEDEF ont pour objectifs de balayer l’ensemble des droits et acquis sociaux des travailleur.se.s, de mettre à plat les victorieuses conquêtes ouvrières.
En imposant l’ANI qui permet aux patrons de contourner le code du travail, le pacte de responsabilité qui lui donne la possibilité de s’exonérer d’une partie du travail socialisé en ne payant plus la part des cotisations patronales, la loi Macron qui casse l’encadrement légal du contrat de travail, en annonçant la future loi sur le « dialogue social » qui s’attaquera au syndicalisme, en annonçant les réformes de l’UNEDIC ou la remise en cause des 35 heures, le choix des dirigeants est clair. Celui d’un capitalisme triomphant et revanchard. Celui d’un monde où les possédants et dirigeants politiques ne cherchent qu’à maintenir l’exploitation et augmenter leurs profits au détriment de tous et de toutes, et en particulier des plus fragiles : salariéEs sans emploi, retraitéEs, immigréEs, etc. Un monde où la protection sociale - dont l’objectif initial était bien d’éradiquer l’exclusion et d’assurer à tous un salaire - est désormais ciblée par une logique managériale et considérée comme une contrainte à la modernité. Aujourd’hui le seul critère, c’est l’équilibre du système et ses gestionnaires se réjouissent quand de nouveaux travailleurs en sont exclus car ça limite les dépenses ! Un monde où l’on ne parle plus que de « coût du travail », de « charges sociales » de « libre concurrence », de « rentabilité », de « flexibilité ». On assiste indéniablement à une régression sans précédent. L’offensive se situe dans le cadre de l’idéologie libérale qui a prévalu de la fin du XIXe siècle jusqu’en 1936. Celle qui, historiquement, a ouvert la voie à l’extrême-droite et au fascisme.


Tafta, Tisa, Ceta

Ces accords de libre-échange qui consacrent la supériorité du droit des multinationales (à dégager davantage de profits) sur le devoir des États (à protéger leurs populations) sont négociés en toute opacité entre le Canada, les États-Unis et l’Union Européenne, et d’autres pays industrialisés. Ils remettent en cause nos protections sociales, le service public, notre droit du travail, nos réglementations écologiques et notre vie démocratique. Plus d’infos sur le site du collectif national unitaire stop TAFTA ou l’analyse du traité par Raoul Marc Jennar.

P.-S.

Verso du tract diffusé le 2 avril 2015.

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